Roadtrip en Porsche 944 1983, une « Deutsche Fräulein » dans le Vexin et la Vallée de Chevreuse.

Qu’on le veuille ou non : Porsche, ce n’est pas que la 911, n’en déplaise aux aficionados du Flat 6. La marque de Zuffenhausen a produit jusqu’à nos jours un grand nombre de modèles tous aussi novateurs et intéressants les uns que les autres. La Porsche 944 est l’un d’eux. Avant de partir en balade, revenons un peu sur l’histoire emblématique de ce constructeur. Lire la suite de « Roadtrip en Porsche 944 1983, une « Deutsche Fräulein » dans le Vexin et la Vallée de Chevreuse. »

Targa Florio 1955 : le Sacre de Mercedes

Il est temps pour l’équipe RETROMOTIV de clôturer sa rétrospective consacrée à la réussite des Mercedes 300SLR durant le Championnat du Monde des Voitures de Sport 1955. Bien que n’ayant participé qu’à 4 des 6 courses du Championnat, l’équipe Daimler AG réussit à marquer l’histoire du sport automobile cette année là. Ces victoires, Mercedes les doit avant tout à la fiabilité et à la qualité de construction de son modèle W196S, dit 300SLR, ainsi qu’à la perspicacité de son directeur de course, Alfred Neubauer, qui a su contacter les bons pilotes et les associer la plupart du temps avec succès. Afin de faire un bilan de cette saison pleine de passion, de drames et de rebondissements, il nous faut vous conter la dernière manche du Championnat, celle qui couronna définitivement l’équipe allemande : la 39ème édition de la Targa Florio. Lire la suite de « Targa Florio 1955 : le Sacre de Mercedes »

RAC Tourist Trophy 1955

Suite à la 23e édition des 24 heures du Mans en 1955, le monde du sport automobile est en émoi. La Suisse a interdit les courses automobiles sur son sol et l’enquête relative à l’accident de Pierre Levegh sur le Circuit de la Sarthe en juin n’en est qu’à ses balbutiements. Durant l’été 1955, beaucoup d’événements sportifs sont annulés. Les organisateurs craignent de nouveau un accident comme celui qui a causé la mort d’environ 80 personnes et blessé 100 autres lors de l’épreuve Mancelle. Pourtant, le Championnat du Monde des Voitures de Sport, sous l’égide de la FIA, doit se poursuivre afin de désigner un vainqueur. Après les 1000 kilomètres de Buenos Aires, les 12 heures de Sebring, les Mille Miglia et les 24 Heures du Mans, la prochaine et avant dernière épreuve qui est prévue en Irlande du Nord, sur le circuit de Dunrod est le Tourist Trophy du Royal Automobile Club (RAC). Pour rien au monde cette course ne peut être annulée ou reportée car elle fête cette année ses 50 ans. Lire la suite de « RAC Tourist Trophy 1955 »

Salon Auto Moto Retro de Rouen 2015

A l’occasion de cette 13ème édition du salon Auto Moto Retro de Rouen, plus de 17 000 personnes se sont retrouvées au Parc des Expositions de Rouen où 250 exposants les attendaient sur 20 000 m² aussi bien sous les hangars qu’en plein air. Par chance, cette année le soleil était au rendez-vous. Lire la suite de « Salon Auto Moto Retro de Rouen 2015 »

Aston Martin Lagonda : l’avant-garde

Quand l’entrepreneur et fabricant de tracteurs agricoles David Brown rachète les marques anglaises Aston Martin et Lagonda en 1947, il décide de leur donner, avant tout, une image : le luxe au service de la performance. Bien que la société connaisse des soucis financiers, sa réussite sera complète au point qu’à la revente de la firme, en 1972, Aston Martin Lagonda peut presque tout se permettre en matière de style et d’innovation. Lire la suite de « Aston Martin Lagonda : l’avant-garde »

Arnolt MG : la plus américaine des Italo-anglaises

« Wacky Arnolt se passionne pour la course automobile. Il dessine, conçoit et conduit ses propres voitures de sport. Au début des années 50, il abandonne la fabrication des moteurs marins et se consacre à la revente de voitures anglaises, en plus de ses activités déjà variées… » Lire la suite de « Arnolt MG : la plus américaine des Italo-anglaises »

11 Juin 1955 : la tragédie des 24 heures du Mans

affiche

Le 11 juin 1955, à 18h28, la sortie de piste de Pierre Levegh lors de la 23ème édition des 24h du Mans causa la mort d’environ 80 personnes et fit plus de 100 blessés. A l’occasion des 60 ans de cet événement tragique, revenons sur les circonstances de ce drame et l’environnement qui l’entoure en ce milieu des années 50.
Attention, certaines images de ce documentaire peuvent choquer.

Dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, le monde finit peu à peu de panser ses plaies et commence à se reconstruire. 1955 est l’année où l’Europe se divise de manière significative en 2 blocs : en mai, l’Allemagne de l’Ouest rejoint l’OTAN alors que l’Allemagne de l’Est rejoint les pays satellites de l’URSS lors de la signature du Pacte de Varsovie. Côté ouest, le rapprochement De Gaulle – Adenauer, débuté en 1950 par la déclaration Schumann, doit passer avant tout par la réconciliation des peuples. Bien que les souvenirs du conflit soient encore frais, les jeunesses françaises et ouest-allemandes, voisines, font preuve de bonne volonté. Ce n’est pas encore tout à fait le cas de la Grande Bretagne, un peu plus éloignée du cœur des débats. Les principaux bénéficiaires du Plan Marshall (France, Grande-Bretagne, RFA, Italie et Pays Bas) voient leur croissance à la hausse depuis 1947. Désormais, les affrontements ont lieu sur les terrains de sport et particulièrement sur les circuits. Les carénages des bolides affichent encore les couleurs de leur pays, là où, 10 ans plus tard, fleuriront les marques des sponsors. Ainsi, les équipes italiennes ont des voitures rouges, les Anglaises sont vertes, les Allemandes sont gris-argent et les Françaises arborent le « Bleu de France ». Des cocardes, telles que celles ornant les avions de guerre, sont peintes sur les carrosseries. Les sentiments sont exacerbés et la course automobile représente un enjeu national. Les ennemis d’hier sont les concurrents d’aujourd’hui.

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Les 60 ans d’Alpine à Dieppe

Dès 1950, Jean Rédélé, jeune diplômé d’HEC mais aussi le plus jeune concessionnaire Renault de France, basé à Dieppe en Seine-Maritime, s’amuse à courir en rallye sur une Renault 4cv préparée. Il remporte de nombreuses victoires de classe, notamment aux Mille Miglia, au critérium des Alpes et à la célèbre Liège – Rome – Liège. En parallèle de ses aventures de pilote, le jeune Jean conçoit des voitures de sport de manière artisanale. Ce sont ces victoires sur les routes sinueuses du massif alpin qui lui donneront l’idée de baptiser ses autos « Alpine ». Lire la suite de « Les 60 ans d’Alpine à Dieppe »

Sunbeam Alpine et Harrington Ltd : les coupés Harrington et Le Mans

En 1935, le groupe Rootes, alors propriétaire des marques Talbot London, Hillman et Humber entre autres, rachète le fabricant Sunbeam. William Rootes fonde alors la Sunbeam-Talbot en réunissant les deux firmes et projète d’en faire la branche sport de son groupe. Après la seconde guerre mondiale, un concessionnaire Rootes installé à Bournemouth, Georges Hartwell, propose une version sportive de la Sunbeam Talbot 90, modèle qui servira de base à la future Sunbeam Alpine qui sera ainsi surnommée après sa victoire aux mains de Stirling Moss lors de la Coupe des Alpes en 1953 et 1954.

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Stirling Moss lors de la Coupe des Alpes 1953
Stirling Moss lors de la Coupe des Alpes 1953

Cependant le modèle ne rencontre pas vraiment le succès escompté et les ingénieurs de chez Rootes réfléchissent déjà à sa remplaçante. Le marché des roadster sportifs est en plein essor et la majorité des constructeurs britanniques occupent déjà le terrain. C’est dans ce contexte que la nouvelle Sunbeam Alpine sort en 1959 en même temps que la MGA et l’Austin-Healey 3000 de BMC et la TR2 de Triumph. Jaguar qui est aussi très bien implanté sur ce secteur, propose sa 3ème version de la célèbre XK.

Sunbeam Alpine 1959 autocognito.com

Sunbeam Alpine 1959

Dès sa sortie, la nouvelle Sunbeam Alpine se doit de faire ses classes. Il lui faut obtenir un palmarès sportif afin de booster ses ventes. Deux voitures sont engagées dans les rallyes du RAC en 1959 où elles terminent 3ème et 5ème de leur catégorie. Mais la référence en matière de sport automobile reste la course d’endurance et sa célèbre épreuve Mancelle, terrain inconnu de Norman Garrad, directeur de course de Sunbeam et déserté par les ingénieurs du département course du groupe Rootes depuis 1925. On a coutume de dire que les 24 Heures du Mans se gagnent avant tout dans les stands où les équipes techniques doivent faire preuve d’une efficacité sans faille. Dès 1960, les entrainements des pilotes et des mécaniciens débutent afin de présenter trois voitures aux 12h de Sebring. L’idée est de concurrencer l’écurie BMC et ses MGA rompues à ce genre d’épreuve et qui vont d’ailleurs s’imposer grâce à la rapidité d’intervention de ses équipes techniques alors que les Alpine dominaient sur la piste. En effet, il fallait 1,20′ à BMC pour changer les roues et refaire le plein de leur MGA alors que plus de 6′ étaient nécessaire au team Sunbeam.

Mais chez Rootes, on n’est pas du genre à se laisser abattre et on envisage Le Mans 1961 non sans une certaine appréhension.

Lors des essais préliminaires, les Alpine donnent des résultats honorables mais pas encore satisfaisants. Dans l’urgence, William Rootes demande qu’on améliore l’aérodynamique des Alpine en s’inspirant des toutes nouvelles type E engagées par Jaguar.

Les Ateliers Thomas Harrington Ltd qui fabriquent déjà des hard top pour les Sunbeam Alpine série 2 sont sollicités par Norman Garrad pour concevoir cette fois un véritable toit en fibre de verre. Ce modèle unique reçoit aussi des ouvrants en aluminium pour gagner du poids. C’est ainsi qu’est né le premier coupé Harrington sur base de Sunbeam Alpine. De manière surprenante, ce prototype immatriculé 3000RW ne se révèle pas plus rapide qu’une Sunbeam Alpine d’usine avec hard top normal, mais tant pis, la machine est en route.

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3000RW au 24 Heures du Mans 1961 forum Sunbeamania

3000RW au 24 Heures du Mans 1961

3000RW au 24 Heures du Mans 1961 stevemckelvie.wordpress.com

3000RW au 24 Heures du Mans 1961

L’équipe de Norman Garrad manque vraiment d’expérience. De multiples erreurs sont commises notamment lors des vérifications techniques par les officiels de course où la voiture échoue aux tests de garde au sol mais est finalement repêchées in-extremis après un surgonflage des pneus. L’ajout de phares longues portées et de ferrures destinées à enclencher les crics diminuent l’aérodynamisme et réduisent encore un peu les maigres performances de 3000RW.. Mais cette dernière se montre parfaitement régulière et à la surprise de tous elle termine la course en 16eme place au classement général et remporte l’indice de performance !

En 1962 et 1963, Sunbeam reconduira son partenariat avec Harrington Ltd afin de concevoir 3 coupés pour les 24 Heures du Mans. Ces 3 modèles, 9201RW, 9202RW et 9203RW, sont connus sous le nom de Kamm Tail. Ils se caractérisent par une refonte de la malle arrière selon les principes de l’aérodynamicien Wunibald Kamm et un toit spécifique.

9201RW lors des 24 Heures du Mans 1962 carandclassic.co.uk

9201RW sur le Circuit de la Sarthe

Sunbeam ne produira jamais de coupé sur la base de l’Alpine mais la maison Harrington ne se privera pas de la publicité que cette victoire au Mans peut lui apporter. Aussitôt elle lance la production de la Sunbeam Harrington Le Mans destinée à être produite à 500 exemplaires. Le chiffre ne sera jamais atteint et seulement 250 virent le jour. Notons au passage la disparition de l’appellation « Alpine » pour ce modèle fastback dont la ligne demeure très différente du modèle qui a couru au Mans 1961.

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Harrington Coupe Le Mans hatchheaven.com

Harrington Coupe Le Mans

Il sera ensuite présenté une version coupé cette fois ci très ressemblante à 3000RW, baptisée Sunbeam Harrington coupé série C. Il fut produit 20 exemplaires à partir de 1961 jusqu’à 1963, date qui marque le 1er restylage de la Sunbeam Alpine.

Harrington Coupé série C arringtonalpine.org

Harrington Coupé série C

Harrington Coupé série C harringtonalpine.org

Harrington Coupé série C

Harrington Coupé série D harringtonalpine.org

Harrington Coupé série D

Le coupé Harrington série D fait son apparition en 1963 en même temps que le roadster Alpine série 3 donc le nouveau pare brise oblige à repenser la forme du toit. Il se prolongera jusqu’en 1964 incorporant les modification des ailes dont le dessin sera rajeunit avec l’apparition du roadster série 4 en 1964. On ne compte que 12 exemplaires de ce coupé série D.

En 1964, afin de répondre au marché américain, William Rootes en collaboration avec Caroll Shelby propose une version musclée de l’Alpine propulsée par un V8 Ford de 260ci puis 289ci baptisée la Sunbeam Tiger. Il fut longtemps admis qu’Harrington n’avait pas proposé de coupé à cette version V8 du roadster mais des récentes recherches ont permis de mettre à jour un seul et unique modèle Harrington de la Sunbeam Tiger, véritable Graal pour les collectionneurs. Ce modèle fut vendu par Sotheby’s en Janvier 2015 pour la somme de 187’000$. Le groupe Rootes, en faillite, cessera ses activités dès 1971.

Harrington Tiger Sotheby's
Harrington Tiger Sotheby's
Harrington Tiger Sotheby's
Harrington Tiger Sotheby's
Harrington Tiger Sotheby's

Harrington Tiger

Lord Montagu de Beaulieu 1926 – 2015

Edward John Barrington Douglas – Scott – Montagu, 3ème Baron Montagu de Beaulieu, était un homme politique anglais conservateur bien connu en Grande-Bretagne pour la fondation du National Motor Museum. Il nous a quittés le 31 août dernier. Voici les grandes lignes de l’Histoire de cet ambitieux passionné.

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Mille Miglia 1955 : retour sur un record

De 1927 à 1957, la course italienne des 1000 Miglia a compté parmi les évènements automobiles les plus célèbres du monde. Au cours des 27 éditions, on a pu voir les meilleurs pilotes s’affronter sur un parcours Brescia – Rome – Brescia sans étape, soit environ 1000 miles (1600 km).

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Daimler SP 250 Dart : chronique d’une fin annoncée

Pour certains, elle ressemble à un poisson, pour d’autres elle incarne le roadster de luxe à l’anglaise, décalé… Une chose est sûre, la Daimler SP 250 Dart restera comme la dernière réalisation de Daimler avant son rachat par Jaguar. Retour sur une histoire mouvementée.

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